French

Maison et habitat


Le plus jeune frère de Shri Mataji, Hemant Prasad Rao Salve, allait souvent chez elle pour préparer ses examens de comptabilité. H. P. Salve se rappelle du soin et de l'attention que sa sœur lui prodiguait à cette époque, jusqu’à veiller tard pour lui préparer une tasse de thé à minuit. Elle mettait d'abord ses filles au lit, puis "...après avoir massé ma tête pendant environ une heure, elle allait me préparer une tasse de thé chaud et me l’amenait." [1]

Shri Mataji with Musicians from India, in South London, England 1981Une fois les examens terminés, Shri Mataji emmenait son frère à des concerts donnés par d’éminents musiciens. Elle a été vice-présidente aux débuts de l’organisation culturelle "Sur Singar Samsad", qui favorise les spectacles musicaux (on les trouve sur facebook). Elle était aussi membre du "Music Club" de Bombay, et était souvent invitée à des concerts. H.P. Salve a raconté l'immense privilège d'avoir pu entendre de grands artistes comme Bismillah Khan, Amir Khan, Bhinsen Joshi, Shivkumar Sharma et Vilayat Khan. Des années plus tard, un grand nombre de ces musiciens de renom ont joué pour Shri Mataji, comme Amjad Ali Khan, Hariprasad Chaurasia et Debu Chaudhari.

En 1961, Shri Mataji a lancé la "Youth Society for Films" afin de développer les valeurs patriotes, sociales et morales chez les jeunes.  Elle a également été membre du bureau de la "Commission de censure du film" à Mumbai.

H.P. Salve a aussi décrit l'époque où Shri Mataji a commencé à construire une maison à Lucknow. Quand elle se rendait à Jabalpur pour acheter du marbre en gros, il l'accompagnait souvent et remarquait sa capacité à choisir des matériaux de qualité, à la fois esthétiques et de bon marché. Cette compétence lui a été utile pendant des années, car Shri Mataji a surveillé la construction et la rénovation de nombreuses maisons.  Acheter des propriétés délabrées et les remettre en état était devenu un aspect de la vie de Shri Mataji, comparable à sa faculté  d’accueillir chez elle des individus abîmés par les épreuves de la vie, afin de les aider à retrouver l’équilibre et la santé.

H. P. Salve a aussi écrit dans ses mémoires: "Après avoir commandé le marbre nous avons rendu visite à l’un de nos cousins. Sa fille était une étudiante d'un professeur du collège local de Robertson, qui donnait des conférences sur la spiritualité. Connaissant l'inclination de Shri Mataji pour la spiritualité, mon cousin avait organisé une rencontre entre Shri Mataji et ce professeur.  En voyant Nirmala Salve, il s’était précipité vers elle en levant les bras et en s’écriant: "Oh Mère, il y a si longtemps que j’espère vous rencontrer! Et aujourd'hui, mon rêve se réalise." Ce disant, il s'était prosterné aux pieds de Shri Mataji. Mon cousin, sa fille et moi-même en avons été témoins."

Cela se passait en 1961 et ce n’était pas encore le moment pour Nirmala de se lancer dans le travail spirituel. En épouse aimante et mère dévouée, elle a attendu la fin des études de ses deux filles puis leur mariage pour commencer son œuvre.


Shri Mataji assistant aux FilmFare Awards à Bombay, en 1970   Shri Mataji en présence des membres de l'Office du film, à Bombay   Shri Mataji avec son frère cadet HP Salve


1. ^  H. P. Salve, 'Mes Mémoires' New Delhi: Life Eternal Trust, 2000
Top